L’enjeu des zones grises

source Sénat
Étude sénatoriale
En termes d’accès à l’Internet haut débit, les disparités territoriales se manifestent par l’existence de deux types de zones mal desservies : des zones non couvertes, appelées « zones blanches », dans lesquelles aucun accès au haut débit n’est possible et des « zones grises », dans lesquelles l’opérateur historique est le seul à posséder un réseau.

 

Si l’existence de zones blanches pose un réel problème d’égalité d’accès à l’Internet haut débit, la permanence de zones grises n’est pas satisfaisante pour les populations concernées, bien qu’elles puissent avoir accès, si elles le souhaitent, au haut débit. En effet, les habitants des zones grises restent privés des effets bénéfiques produits par la concurrence.

 
L’existence d’une concurrence entre les opérateurs fournissant du haut débit est un enjeu double pour la population :

– d’une part, un enjeu tarifaire, puisque la concurrence entre plusieurs opérateurs contribue nécessairement à la baisse des prix. Ainsi, d’après les informations recueillies par vos rapporteurs, la différence de coût d’accès à l’Internet haut débit entre les zones concurrentielles et les zones grises peut atteindre 40 % à 50 %. Les populations des zones grises sont donc financièrement pénalisées par l’absence de concurrence ;

– d’autre part, un enjeu de services, puisque les habitants des zones grises n’ont généralement pas accès à l’offre la plus développée sur le reste du territoire, qualifiée de « triple play » et qui recouvre l’accès à Internet, la téléphonie et la télévision. L’absence de concurrence ne pousse pas l’opérateur historique à développer les offres les plus intéressantes pour les clients.

Au-delà du problème posé par les zones blanches, la résorption des zones grises constitue donc un véritable enjeu pour l’avenir de l’espace rural.

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