Un paysage abstrait de formes géométriques simples : rien d’anecdotique, rien d’illustratif. Ces formes ne représentent pas le festival, elles le précèdent. Elles suscitent la curiosité avant de la satisfaire, elles interrogent la perception avant d’orienter le regard. Pour un public habitué à une communication d’événement lisible et balisée, ce langage visuel crée un léger vertige et c’est précisément là que l’intérêt naît.
Qu’est-ce qu’un horizon culturel ? Une limite que l’on croit voir, et qui recule à mesure qu’on avance. L’affiche fait exactement cela : elle déplace la frontière entre le connu et l’inconnu, entre ce qu’on attend d’un festival et ce qu’il pourrait être.